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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation MARTINIQUE 972 - département d'outre-mer -
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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Psychiatrie : la parole aux parents 22 juin 2010

In http://www.ladepeche.fr 21/06/2010

Que faut-il faire avec les malades psychiatriques dangereux ? Le débat qui s'est ouvert suscite beaucoup de réactions, notamment des familles. Ainsi, Anne Loiseau veut défendre la mémoire de son fils Johann, qui s'est donné la mort en janvier 2009. Un jeune homme qui a connu une « descente aux enfers », qui avait menacé son frère avec un couteau lors d'une de ses crises, et que la médecine n'a pas réussi à arracher à sa souffrance.

Autre combat, celui de Christian Stawoski. Lui, c'est sa fille Cendrine, qui a été tuée par un homme de 55 ans, déclaré irresponsable, et qui veut comprendre pourquoi cet homme qui a assassiné son enfant, ne rendra jamais de comptes devant la justice, laissant la famille avec des questions sans réponse.

Témoignages croisés…




SUITE DE L'INFORMATION


Témoignages

Pouvez-vous nous décrire ce que vous avez vécu en tant que parent ?

Christian Stawoski, coprésident de l'association « Delphine-Cendrine ». Le 14 août 1998, notre fille Cendrine a été assassinée. Dès les premiers instants, on a parlé d'un acte de folie, puis c'est l'irresponsabilité Pénale qui a été prononcée. Donc, pas d'assassin, pas de procédure, pas d'explication, seulement des « on-dit » et des rumeurs. Étant privé de procédure et de débat contradictoire, nous n'avons comme solution que des hypothèses plein la tête, alimentées par la rumeur, la presse, l'entourage mais pas de vraie explication. Il faut que l'on admette que notre fille n'a pas été assassinée, mais a rencontré une balle dans le salon de coiffure.

Anne Loiseau, mère de Johann, un enfant schizophrène qui s'est donné la mort l'an dernier. Dès les premiers symptômes, j'ai dû subir ce que j'appelle les petites lâchetés ordinaires. Mon fils a été persécuté dans son établissement scolaire, piégé par des dealers. Il est tombé dans la drogue et cela a aggravé la maladie. Dans son lycée, il a été malmené, frappé, bousculé. On lui a cassé le nez. Cela n'a pas empêché son agresseur de se moquer de lui, en prime. On a appelé à l'aide et les enseignants n'ont pas réagi. Il a alors commencé une véritable descente aux enfers, et sa famille avec lui. Oui, je dénonce la lâcheté du corps enseignant.

Avec vous reçu une aide dans votre situation ? Que faut-il faire ?

Christian Stawoski. Les mesures les plus urgentes ? Une vraie procédure pour donner des explications aux victimes, pour qu'elles puissent se reconstruire et non pas s'imaginer des hypothèses à vie. Il faut aussi, un vrai encadrement du malade avec obligation de soins, contrôle de la prise de traitement, et contrôle de la non-prise de drogue ou d'alcool qui accentue la dangerosité du malade. De nombreux cas en sont la preuve.

En France, un malade assassin récidive en moyenne 3 fois. (Voir les cas de ce début d'année). Il faut que la loi du 28 février 2008 soit appliquée. Et, il faut que le projet de loi qui est en cours au Ministère de la Santé sur l'encadrement des malades récidivistes soit voté et mis en place dans les plus brefs délais.

Anne Loiseau. Les enseignants n'ont été d'aucun secours. Je peux rendre hommage, par contre, aux médecins de garde, aux infirmiers, aux aides-soignants, qui ont toujours fait preuve d'humanité et de dévouement. En revanche, les psychiatres n'ont pas été à la hauteur. Lorsque mon fils est mort, je suis allée montrer le certificat de décès au professeur qui le suivait : sa seule réponse a été : « Et alors ? »

Le monde médical est-il selon vous adapté à la situation ?

Christian Stawoski. Le monde médical manque de moyens. Mais il faut savoir que l'État provisionne des sommes pour indemniser les futures familles de victimes, environ 300 cas par an, au lieu de travailler en amont et investir dans le suivi des malades. Je sais que le ministère de la Santé vient de déposer à notre demande un projet de loi : « Projet relatif au droit et à la protection de soins psychiatriques » avec l'accord des psychiatres pour présenter une réforme qui donnerait des nouveaux droits et la responsabilité du Directeur des hôpitaux psychiatriques, suivant des « malades assassins ».

Anne Loiseau. Les psychiatres se prennent pour des grands manitous qui savent tout de la maladie et qui ignorent totalement ce que la famille peut dire. Or, pourtant, c'est bien nous qui vivons aux côtés des malades ! À plusieurs reprises, j'ai pu dire aux psychiatres que mon fils n'était pas bien. On n'a pas tenu compte de mes observations, notamment quand j'alertais sur le fait que le traitement de mon fils ne correspondait plus à son état, qu'il risquait la crise : « Faites votre travail de mère, m'a répondu le psy, je ferai le mien. »

Quel doit être le rôle de la justice ?

Christian Stawoski.. Le Droit français ne peut appliquer les mêmes règles qu'en Allemagne, en Suisse ou au Canada, c'est pour cela qu'il y a cette proposition du ministère de la Santé. Mais aujourd'hui, à Toulouse les magistrats n'appliquent pas la réforme et continuent à classer sans suite des affaires pour irresponsabilité pénale. La justice ne doit pas confondre un malade avec un drogué ou un alcoolique. Très peu de schizophrènes sont des assassins, et ceux qui le deviennent sont drogués ou alcoolisés (exemple : Pau, Gaillac….). Il faut ouvrir un débat contradictoire pour bien savoir qui a tué, le malade, le drogué ou l'alcoolique.

Anne Loiseau. Pour moi, la justice ne concerne pas les schizophrènes, mais les actes délictueux. Qui est le coupable ? Celui qui tient l'arme ou celui qui a poussé à l'acte ? On aurait pu sauver mon fils. Mais on nous a abandonnés. Tout le monde nous a laissés. Qui sont les coupables ? Celui qui a préféré se donner la mort plutôt que de faire du mal aux autres ? Ou alors la société qui n'a jamais aidé la famille ? Non, la schizophrénie n'est pas une maladie honteuse. Le schizophrène est avant tout une victime et non un coupable.

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