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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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Explosion des demandes d'expertise en Belgique 26 novembre 2005

Chaque année, à Bruxelles, il y aurait 1500 demandes en urgence pour l'hospitalisation «forcée» d'un patient prétendument fou. Plus de 50pc sont rejetées.

Le responsable du service de psychiatrie adulte aux cliniques universitaires Saint-Luc, Vincent Dubois pousse un cri d'alarme. «Le nombre de demandes d'expertise en urgence est en train d'exploser.» D'après le psychiatre, on en dénombrait 1200 il y a 3 ans dans la région bruxelloise, et l'on atteindrait aujourd'hui le chiffre de 1500 ou 1600. «Rien que pour le service de Saint-Luc, on en a fait 400 l'année dernière», affirme-t-il.
in "La Libre Belgique"



SUITE DE L'INFORMATION

Les demandes d'expertise sont inscrites dans une loi de 1990 (lire ci-contre). Elles sont réalisées à la demande du procureur du Roi lorsque lui ou l'un de ses services de police soupçonne une personne d'être atteinte de folie et de représenter un danger pour lui ou les siens. La demande se fait généralement dans l'urgence et quand elle se révèle positive conduit le patient à une hospitalisation contrainte. Mais il y aurait comme une trop grande précipitation à enclencher cette procédure d'exception. Seuls 44pc des demandes d'expertise conduisent à une hospitalisation contrainte -une «mise en observation» comme la qualifie la loi. «Cela veut dire que 56pc des gens nous sont amenés manu militari alors qu'ils ne répondent que partiellement voire pas du tout à une mise en observation, souligne Vincent Dubois. C'est là que se situe le débat de fond.»

Réflexe sécuritaire

Pourquoi une telle augmentation des demandes? Et pourquoi un tel taux de non-confirmation? Ce sont bien entendu les deux questions centrales -lesquelles seront débattues ce mardi 22 novembre lors d'une journée de réflexion organisée par le Réseau Bruxelles-Est (1). Pour Vincent Dubois, le phénomène traduit d'abord un problème d'accès aux soins psychiatriques ambulatoires. «On nous amène souvent des jeunes patients qui commencent seulement une maladie, qui ne présentent aucun critère de dangerosité, mais qui atterrissent ici parce qu'ils n'ont pas été touchés, qu'ils ne font partie d'aucun réseau. Dans un certain nombre de cas, cette demande d'expertise -qui peut conduire à des soins contraints- constitue pour eux leur premier contact avec la psychiatrie. Ce n'est vraiment pas idéal. Le problème, c'est que les services de santé mentale de proximité sont souvent débordés. On leur demande toujours plus. Ils doivent s'occuper de santé mentale bien sûr, mais aussi traiter la détresse familiale, des échecs conjugaux, le décrochage scolaire, etc. La grande maladie mentale se trouve du coup renvoyée à des réflexes hospitalo-centristes.»

Il y a aussi une «psychiatrisation» du social. Les problèmes sont de plus en plus complexes, multiple. «On nous envoie des sans abri, des demandeurs d'asile, des personnes qui vivent dans une profonde solitude, expose Vincent Dubois. Face à cette détresse sociale, la réponse psychiatrique est assez tentante: on peut trouver des solutions d'hospitalisation de 40 jours en quelques minutes.»

Et c'est d'autant plus tentant qu'à la suite de l'affaire Dutroux, les réflexes de la police sont davantage sécuritaires.

La psychiatrie devient un parapluie. «Des policiers nous ont dit qu'ils demandent parfois une expertise psychiatrique parce qu'ils voulaient se couvrir, pour être sûrs. Le patient psychiatrique n'est pas plus dangereux que les autres. Mais c'est quelqu'un de différent.»

(1) «L'augmentation des demandes d'expertise pour une mise en observation: syndrome de malaise urbain?», une journée de réflexion organisée par le réseau Bruxelles-Est. Lieu: le Bouche à Oreille, rue Félix Hap, 11 à 1040 Bruxelles. Contact: 02.762.97.20.

© La Libre Belgique 2005

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