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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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Malades mentaux: quand la douleur reste en souffrance 07 décembre 2006

La prise en charge psychiatrique néglige souvent les aspects physiques. Par Eric FAVEREAU QUOTIDIEN : mercredi 6 décembre 2006
C'est une enquête inédite, la première jamais réalisée en France sur la prise en charge de la douleur chez les malades mentaux (1). Les résultats sont impressionnants, tant ils montrent que ce sujet est encore perçu comme secondaire, voire anecdotique. Près des trois-quarts des psychiatres interrogés estiment ainsi «que la place de la psychiatrie n'est pas satisfaisante dans l'évaluation de la prise en charge des patients douloureux chroniques». Plus des deux-tiers reconnaissent ne pas être formés à cette question. Et la très grande majorité ignorent jusqu'aux instruments même d'évaluation pour mesurer la douleur. Comme si, de fait, la maladie mentale occultait tout.



SUITE DE L'INFORMATION

Surprise. L'enquête a consisté à écrire à tous les chefs de service de psychiatrie, ainsi qu'aux pharmaciens des hôpitaux. «Ce qui m'a surpris, reconnaît le Dr Eric Serra du CHU d'Amiens, responsable de l'enquête, c'est que le manque de prise en charge se retrouve partout. Tant chez les malades mentaux suivis en hôpital général que chez ceux reçus dans les centres spécialisés.» Toujours, la douleur somatique passe au second plan. Il ne s'agit pas là de souffrances psychiques, que l'on pourrait attribuer à la maladie mentale, mais bel et bien de douleurs liées au corps, comme des métastases cancéreuses, des douleurs articulaires, des maux de tête, voire des douleurs dentaires. «On peut s'étonner, remarque Eric Serra, que des professionnels, soucieux normalement de la souffrance psychique du patient, puissent méconnaître les douleurs somatiques.» 

Il y a plusieurs explications. D'abord, cette enquête ­ comme une autre publiée ce mois (2) ­ révèle que les malades mentaux ont très peu de médecins traitants, et sont donc mal suivis. Ainsi, un jour donné à l'hôpital psychiatrique de Maison-Blanche près de Paris, «deux patients sur trois parmi ceux hospitalisés depuis moins d'un an n'ont pas de médecin traitant repérable». «Et c'est un chiffre sûrement sous-évalué, précise le Dr Philippe Montariol de Maison-Blanche, car lorsque l'on contacte les médecins traitants, la plupart disent avoir eu des contacts épisodiques avec leurs patients. En d'autres termes, les personnes, atteintes de maladie mentale, sont suivies à l'hôpital pour leur pathologie mentale, mais pas pour le reste. Et encore moins pour la douleur.» 

En second lieu, la maladie mentale isole. Et affaiblit les réactions. «Dans ma pratique, à la consultation antidouleur de l'hôpital d'Amiens, explique Eric Serra, on est confronté à des attitudes particulières, parfois indifférentes du patient, des attitudes difficiles à interpréter. Celui-ci ne se plaignant pas.» D'autres fois, c'est l'incertitude. Le Dr Serra poursuit avec l'histoire de ce patient qui avait si mal à la tête qu'il se disait prêt à utiliser une perceuse pour ôter ses douleurs : «Mais qu'avait-il exactement?» 

Toujours dans l'enquête, plus d'un psychiatre sur deux estime «que la douleur chez leurs patients ne s'évalue pas et ne se traite pas comme chez un autre individu». Mais alors, que faire ? Et comment la traiter ? Et c'est là que l'on touche à une idée communément répandue, à savoir que les médicaments psychotropes auraient un effet antalgique ; et que donc le patient, au cas où il aurait pu avoir une douleur somatique, serait de toute façon soulagé. En réalité, rien ne le démontre : peu d'antidépresseurs se révèlent avoir une action simultanée contre la douleur, alors que les médicaments antipsychotiques l'ont parfois. «Sur cette question, comme sur bien d'autres, le plus marquant est... l'absence de données», poursuit le Dr Serra. Autre exemple : sur les échelles d'évaluation, outils indispensables pour que le patient mesure l'intensité de sa douleur, il n'y a aucune étude pour montrer si elles sont efficaces avec les malades mentaux.

Trous noirs. Reste ce constat plus général : depuis vingt ans, si un effort important a été accompli en France pour une meilleure prise en charge de la douleur, il demeure des trous noirs. Récemment, des enquêtes ont montré que chez les nourrissons comme chez les personnes âgées, celle-ci restait insuffisante ( Libération du 16 octobre). En psychiatrie, tout est à bâtir. L'enquête révélant même que très peu d'établissements psychiatriques ont un Comité de lutte contre la douleur (Clud), alors que la loi l'exige. Et un grand nombre de psychiatres interrogés ignoraient même ce que ce sigle voulait dire...

(1) Rendue publique demain à l'occasion d'un colloque organisé par l'institut Upsa.

(2) Les patients hospitalisés en psychiatrie ont-ils un médecin traitant ? par Philippe Montariol et Tim Greacen dans Informations psychiatriques du 10 décembre.

 

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